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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Dim 1 Oct - 20:47

nom, prénom: Shimura est le nom d'un père qu'il aurait voulu renier, le nom d'une famille à laquelle il ne veut pas appartenir et le nom d'une entreprise qu'il ne désire pas reprendre. Et pourtant, il est Kyôta Shimura, l'héritier d'un magna des médias, ainsi nommé pour honorer ses origines japonaises. Mais il préfère à ce prénom donné par un paternel arrogant celui que lui a offert sa mère, Ki Young. naissance, âge: La chaleur noyait la ville de Tokyo le soir de sa naissance, le 13 août 1991. Réputée dans le monde, de sa tour écarlate à ses enseignes lumineuses, elle ne fut néanmoins qu'un mirage pour celui qui allait grandir près de Séoul, en Corée du Sud. Il ne la découvrit donc qu'à l'âge de onze ans, les yeux noircis par l'histoire et le dédain. Jamais l'admiration ou la fascination ne colora ce paysage de bétons et de verres, qui attire pourtant des millions de touristes aveuglés par la culture animée et originale d'un pays qu'il exècre. Aujourd'hui âgé de vingt-six ans, il n'y porte plus un regard de haine mais de froide indifférence. origines: Son sang est le fruit de deux pays à l'histoire tachée de sang, la Corée et le Japon. Il tient de sa mère son teint de lys et sa silhouette allongée, de son père un nom et un héritage colossale. Néanmoins, et malgré le profond respect qu'il éprouve pour ses racines maternelles, il reste japonais officiellement, de nom et de papier. signe: Lion & chèvre.  statut civil:Son cœur n'appartient qu'à sa liberté et au combat qu'il mène, contre les autres et contre lui même. Fuyant l'amour et un attachement trop profond, il se dit et se réclame célibataire. Intouchable. Sauvage. Et pourtant, ses parents ont promis son nom à la fille du politicien qu'ils soutiennent et qu'ils présentent comme sa fiancée. orientation: Bien qu'insaisissable, ses pulsions dominent parfois ses rêves et son ambition, pulsions qui réagissent aux corps félins et voluptueux de ces demoiselles qui le fuient ou le poursuivent.  occupation: S'il est tenu par son père de suivre une formation dans les médias et qu'il occupe un poste à responsabilité dans l'entreprise familiale, il est en réalité dessinateur et auteur d'un webtoon sur internet. Publiant un épisode par semaine, il travaille de nuit et poste un épisode chaque dimanche. Son histoire déchaîne les foules et les passions, qu'il s'agisse de haine ou de soutien. situation monétaire: Ses parents seraient les premiers à assurer que leur fils, aussi sauvage et anti conformiste soit-il, est le premier à profiter de leur fortune. Un fait qu'il lui serait impossible de nier puisque Kyôta n'hésite pas à se servir de son héritage comme il l'entend pour mener à bien ses projets. Néanmoins, il est désormais à la tête d'une petite fortune personnelle grâce à son webtoon qui commence à être publiée en manga dans plusieurs pays et ce anonymement et malgré la volonté du gouvernement japonais de lui faire cesser toute activité. un péché mignon: les ramens, qui lui rappellent sa grand mère. une peur: perdre sa soeur est sa plus grande peur. une sucrerie: la tarte aux fraises. une boisson: le chocolat chaud. groupe: momo.
sauvage +imprévisible -déterminé +divergent -mystérieux +malin - artiste +audacieux -tenace +insaisissable -intrépide +obstiné -volcanique+secret -charmeur+satirique -

Cet homme insaisissable est un condensé de sauvagerie et d'imprévisibilité dont la personnalité, noyée dans l'ombre de ses yeux noirs, n'est réellement comprise que de sa sœur jumelle. D'ailleurs, et au premier regard, d'aucuns diraient qu'il n'est que le stéréotype sans profondeur du fils richissime déterminé à se faire remarquer des siens via la rébellion et l'insolence. Et comment percevoir autrement ce petit merdeux aux entrées remarquées et aux tenues débraillées ? Mais en vérité, cet homme se moque aussi bien de la haute société dont il est issu que de l'opinion de ses parents à son égard. Libre des convenances qu'on tente de lui imposer depuis des années, il n'agit et ne pense que dans son intérêt, et plus précisément dans celui d'une grand mère décédée depuis plus de quinze ans. Élevée par une femme qu'il admire depuis son plus jeune âge, il s'est juré de raconter son histoire et de lui obtenir justice. Fier et déterminé, profondément fidèle à ses idéaux et aux buts qu'il s'est fixé, il sait aussi bien se servir de son intelligence que de sa langue acérée. Caméléon, il peut se fondre dans la société lorsqu'il en éprouve le besoin, le plus souvent pour manipuler et approcher les personnes qui l'intéressent, ou bien s'en distinguer par son naturel stupéfiant et indigne de sa position. Doué d'une répartie à faire blêmir les politiques, il n'offre à ses parents qu'un doute perpétuel quand aux comportements qu'il peut adopter. Smoking ou jean déchiré ? Sourire ou répliques acerbes ? Son père, en particulier, ne sait jamais à quoi s'attendre et n'a de cesse de découvrir pourquoi son fils a enfin décidé de travailler pour l'entreprise familiale, celle ci même qu'il a pourtant dédaignée pendant des années. Mais comment imaginer que son propre héritier se sert des moyens mis à sa disposition pour attaquer son paternel aussi bien que l'entourage de ce dernier ?  Téméraire, il n'éprouve que peu de pitié pour l'homme qui veut en faire un pantin à son image et, s'il retient parfois son crayon satirique, il ne le fait que pour sa sœur, la seule qu'il aime encore profondément. Hors, protecteur jusqu'à la moelle de ses os, il est prêt au sacrifice pour ceux qu'il aime. C'est pourquoi il s'entête à stopper les élans d'un cœur au sang chaud et fluctuant depuis des années, et ce quitte à faire preuve de cruauté envers celles qui le touche. Ou plutôt celle. Une jeune fille qui représente tout ce qu'il exècre, héritière d'une famille qu'il tient à faire tomber en révélant son vrai visage. Une japonaise, fruit parfait d'un pays et d'une éducation qu'il méprise. Il a broyé son cœur sans état d'âme et sans autres regrets que ces émotions qui l'effleurent encore parfois lorsqu'il la regarde plus de quelques secondes. Néanmoins, sa volonté de fer, celle là même qui tient en échec ses parents depuis des années, et son fort caractère l'empêche de se pencher sur les conséquences de ses actes sur sa propre vie. Car il est difficile à atteindre, cet homme à la flamme pourtant vivace, cet homme à la personnalité changeante et aux sautes d'humeur soudaines. Tantôt calme, tantôt explosif … tantôt sarcastique, tantôt suave, il est définitivement plus qu'un stéréotype sans profondeur. Il est énigmatique. Mais cette même imprévisibilité qui perturbe ses adversaires ne pourrait-elle pas se retourner un jour contre lui ?

Seule sa sœur et quelques élus savent qu'il est l'auteur de la bande dessinée prénommée « T » pour Truth. ❀ amoureux du silence, il a prit l'habitude de courir, non pas aux premières lueurs de l'aube, mais dans les profondeurs de la nuit, lorsque les gens dorment et que les ombres noient les routes silencieuses ❀ il pratique les arts martiaux depuis l'âge de dix-neuf ans, cours qu'il a commencé à prendre lorsqu'il a compris que son père était prêt à se servir de ses hommes de main pour le faire filer droit.❀ il n'a aucun talent pour la cuisine et lui laisser une casserole entre les mains indique une profonde inconscience ❀ passionné par le dessin depuis son plus jeune âge, il s'est naturellement dirigé vers l'art pour s'exprimer. Il a ainsi débuté sa bande dessinée peu après ses vingt ans et elle est aujourd'hui suivit dans la plupart des pays d'Asie ❀ Publié en Corée et en Chine depuis un peu plus d'un an, son œuvre fait l'objet d'une véritable enquête de la part des autorités japonaises. S'ils s'en sont approchés plus d'une fois, Kyôta a toujours réussit jusqu'ici à brouiller les pistes grâce à ses talents de hacker. Il est en effet très doué en informatique, don qui lui permet aisément de contourner les parts feux de l'entreprise paternelle pour s'en servir dans le combat qu'il mène contre son propre pays ❀ accro à l'adrénaline, il conduit une voiture de sport rouge immaculé, du moins lorsqu'il n'est pas au volant de sa Suzuki 1300 GSX-R Hayabusa  ❀ il a couché avec la meilleure amie de sa fiancée à 18 ans, afin d'assassiner leurs émotions naissantes l'un pour l'autre ❀  après cet incident, il est sortit en moto et fut victime d'un grave accident de la route. Il a été hospitalisé trois mois mais a gardé le secret. Ses parents ont pensé qu'il était partit en France le temps de sa convalescence. Seule sa sœur était au courant. ❀ il n'en garde que quelques cicatrices, dont une sur le dos qu'il a recouvert d'un tatouage quelques mois plus tard. ❀ s'il pouvait, il ne se nourrirait que de ramens, de viande et de fraises. ❀ il a l'oreille gauche percée mais ne porte que rarement un bijou ❀ il dort rarement la nuit à cause de son travail. De fait, il a le talent rare de s'endormir n'importe où et à n'importe quelle heure. ❀ il tient difficilement l'alcool, aussi boit-il très peu ❀
freyja
( personnage inventé ) Sorti d'un paysage de conte et de légende, Freyja est mon surnom sur la toile. Amoureuse de la Corée, de l'Irlande et des langues qui fleurissent dans ces deux contrées à l'opposée, j'ai le cœur à la ramasse à cause de certains acteurs coréens, merci Chang Wook et Jong Suk. Indéniablement timide, je parais un peu sauvage mais je ne mords pas et au fond, je suis mignonne  
( feat. lee jong suk )


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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Dim 1 Oct - 20:48

If you want to be strong, learn how to fight alone
( Awaken in the dark )
La pluie battante jouait sa propre musique sur la capuche de mon blouson déchiré. Assourdissante, elle m'empêchait d'entendre les paroles de ma grand-mère, dont je ne percevais que les traits fatigués et attristés au travers d'une vitre embuée. Les doigts crispés sur le rebord de la fenêtre, je me redressai légèrement pour tenter d'apercevoir mon grand-père. Debout près de la cheminée, je ne vis de lui que sa main noueuse et contractée sur sa canne. « Comment ose t-elle ! » se récria t-il si brusquement que je me baissai instinctivement. Le cœur battant à tout rompre dans ma cage thoracique, j'inspirai doucement les lèvres entrouvertes. L'eau y glissa, les maquillant d'humidité froide. « Elle ne touchera pas un seul des cheveux de ces enfants. Elle a prit sa décision il y a cinq ans quand elle les a abandonné devant notre porte pour mener la belle vie avec cet homme. Je ne laisserais plus aujourd'hui entre les mains de ces japonais ! » Tout doucement, je me levai pour couler un regard dans la salle. Mère voulait-elle revenir ? Une émotion sourde se dilua dans un muscle hésitant. Kyong Hee et moi ne connaissions d'elle que les photographies qu'elle envoyait régulièrement, accompagnées de cadeaux qui finissaient en morceaux dans l'immense jardin de nos grand parents. Avais-je envie de la voir ? Le nier serait mentir mais … J'effleurais de mes yeux d'enfant la vieille femme assise sur le sol, les mains dans un immense plat de choux. Une bouffée de tendresse m'envahit à sa vue. Je n'avais aucune envie de quitter ma famille. « Elle ne voulait pas élever ses enfants dans un avion et elle n'a jamais parlé de les reprendre mais simplement de les voir avant de repartir pour l'Amérique. » La voix de ma grand mère n'était qu'un filet. L'oreille tendue, j'en oubliais le froid et la contraction douloureuse de mes muscles. « Je refuse qu'elle mette les pieds dans cette maison ! » tonna grand-père en se retournant brusquement. « Elle ne … ici. » Me hissant sur la pointe des pieds, je collais ma tête au carreau glacé et réprimai un frisson. « J'emmène Ki Young et Kyong Hee à la manifestation mercredi. Elle les verra là bas. » « Et si ce parvenu l'accompagne, ne l'approchez pas. » cingla grand père en frappant le sol de sa canne. Le son me fit reculer sous un rideau d'eau de plus en plus violent. Mes mèches brunes, plaqués contre mon front, m'aveuglait. Même si mon grand-père s'efforçait de le cacher en notre présence, j'avais sentit depuis mon plus jeune âge qu'il tenait en peu d'estime mon père. Si bien qu'un jour, je l'avais interrogé par curiosité. Pourquoi détestes tu le mari de maman ? Il avait plongé ses yeux noirs dans les miens et répondu simplement. Parce que son peuple a fait du mal à ta grand-mère. J'aurais dû être trop jeune pour comprendre … comprendre la souffrance que dissimulait les terribles cicatrices qui marquaient sa peau parcheminée ou encore la tristesse infinie qui noyait parfois ses yeux lorsque nous la laissions seule. Mais j'étais tombée sur ce livre rapiécé, coincé derrière un paquet de crayons de couleurs. Je n'avais pas compris la moitié des mots qu'elle avait tracé, d'une large et italique écriture sombre. Mais, et malgré mon jeune âge, j'avais perçu sa souffrance. Les phrases J'ai mal ou encore J'espère la mort pour fuir ce cauchemar étaient relativement simples, même pour un enfant aussi jeune. On avait fait du mal à ma grand mère, un mal tatoué dans sa chaire et dans son expression. Un mal qui courbait ses épaules et pour lequel elle combattait chaque mercredi. Où va grand mère ? Faire entendre sa voix avec celles qui ont souffert comme elle. Les phrases de mon grand père s'éclairaient à ma lecture. Je n'avais que sept ans et pourtant, je me sentais terriblement impuissant. « Ki Young? » Mes larmes troublaient sa silhouette, qui se rapprocha brusquement avant de se courber. Ses bras m'entourèrent et elle me serra contre son corps maigre et parfumé à la violette. Le journal me fut arraché, suivit d'une plainte sourde. « Tu n'as pas lu ça ? » « Grand mère, père t'a fait du mal ? » « Non, pas ton père mon enfant. C'est une vieille histoire, que tu n'as pas l'âge d'entendre. » « Mais je veux l'entendre. Et je veux venir avec toi demain. » Réticente, elle tenta de m'opposer un non définitif avant de céder. Et si elle ne me parla pas d'avantage, les femmes présentes au rassemblement me racontèrent leurs histoires. Et je les écoutais, une à une, chaque mercredi pendant quatre ans.

Je me souviens la limousine noire arrêtée devant la maison, en ce soir de décembre 2002. Il neigeait. Les flocons tournoyaient dans l'air glacé et une fine particule blanche immaculée recouvrait l'immense voiture. Les larmes gelaient sans effleurer nos yeux, plus secs qu'un cœur à l'agonie. Il était partit. Fauché par une crise cardiaque, il s'était éteint une main sur la poitrine et une grimace sur ses lèvres humectées. La douleur … elle pesait aussi bien sur mon regard que sur celui de ma sœur et de ma grand-mère. Aller à l'école était une torture et chaque matin je m'y traînais, plus inquiet que la veille pour la femme qui nous attendait. Seule. Il ne s'agissait pourtant que de quelques heures … mais comment imaginer qu'une vie me séparerait bientôt d'elle ? Je me souviens la porte qui vacille, les chaussures luisantes déposées dans la neige, l'homme qui en descend. Je connaissais son visage, un visage que j'avais appris à mépriser malgré les douces paroles d'une grand mère sans rancœur. Les lèvres serrées, je l'avais regardé sans mot dire. Jusqu'à ce qu'il nous expose brutalement une sinistre vérité. Il nous obligeait à rentrer et à quitter notre vie pour une existence de luxe et d'obligation. Une existence loin de la femme qui nous aimait et nous élevait depuis plus de neuf ans. Jamais. J'aurais voulu pouvoir en convaincre le monde entier mais je n'avais aucune chance contre les gorilles qui l'accompagnaient. Nous avions été kidnappés, arrachés à notre foyer dans un silence presque lugubre, assourdis par des souvenirs noirs et douloureux. Car je ne gardais d'elle que l'image d'une vieille femme désespérée, au silence ponctuée par les sanglots. La dernière, puisqu'elle fut fauchée quelques semaines plus tard par une mort que je lui attribuais. Car s'il n'était pas coupable de l'horreur commise par l'histoire … elle il l'avait tué par égoïsme.

La peau translucide, les yeux sombres et vifs, la bouche pulpeuse et plissée. J'aurais dû ne rien ressentir pour cette fille, progéniture d'un des amis de mon père, et accessoirement politicien japonais véreux. J'aurais dû la mépriser au même titre que nos parents et rester fidèle à la mémoire de mes aïeuls. Et pourtant, mon cœur se serrait lorsque je la regardais et les commissures de mes lèvres tressautaient lorsqu'elle souriait. J'en venais à exécrer ce cœur faible et inutile à la loyauté inexistante. Néanmoins, je ne parvenais pas à la haïr, cette silhouette désirée, parfois rêvée, attirante malgré moi et fascinante par moment. D'un autre côté, mes propres émotions s'assombrissaient, entremêlant honte et déni. Je ne voulais pas m'attacher à elle, fille d'un politicien visé, japonaise de sang et d'esprit. Je ne voulais pas être ma mère, qui avait quitté ses parents sans un regard en arrière pour épouser un homme face auquel elle s'était effacée dans son intégralité. Elle n'était plus ni coréenne ni fille de ceux qui l'avaient élevée. Elle n'était plus que sa femme, pantin désarticulé à son bras puissant. Hors, je ne voulais rien être pour elle et je ne désirais rien lire dans ses yeux si ce n'est une profonde indifférence. Ne t'attache pas à moi. Hélas, l'intérêt colora l'ombre qui coulait dans ses prunelles. Et le désir effleura mes lèvres qui ne songeaient plus qu'à se poser sur les siennes. Ces lèvres qui se pressèrent au fruit défendu, qui goûtèrent un instant à la passion et aux sentiments que j'étais prêt à m'interdire. J'avais le choix et je suivis le chemin le plus sombre et le plus tortueux. Ma grand-mère, et toutes les femmes qui avaient vécu l'horreur de la guerre, méritaient que leurs histoires soient reconnues. Mon pays, la Corée, méritait que sa souffrance soit admise et reçoive les excuses qui lui étaient dues. Et je ne pouvais ni ne voulais permettre à mon cœur de s'enticher d'une femme liée à ceux que je voulais voir plier le genoux. Une femme qui, dans la posture et l'admiration, se disait avec honneur et fierté japonaise. « Je croyais que toi et Akemi ... » « Il n'y a rien entre nous. » Il n'y avait rien sinon des cendres qui s'accumulèrent à chaque baiser, à chaque caresse et ce jusqu'à ce que mon corps fonde et s'approprie celui d'une autre. Mais le souffle retrouvé n'exacerba pas ma conscience et j'assassinais chacun des regrets qui alourdirent mon cœur lorsque je rouvris les yeux, la tête enfoncée dans l'oreiller. Ses doigts voyageaient sur ma peau et sa voix suave coulait. « Crois tu qu'elle sera contente pour nous ? » me chuchota t-elle à l'oreille avant de les effleurer. Le cœur froid, je me dégageai. « Il n'y a rien entre nous non plus. » Les mots coulèrent, incisifs, tandis que je me tournais vers elle. « Et ce n'était pas assez mémorable pour que j'y vois plus que quelques heures volées. » Je regrettais. Je regrettais le fait d'avoir couché avec sa meilleure amie, de même qu'avoir laissé croire à cette dernière qu'elle était plus pour moi qu'un moyen de réduire le cœur d'une autre en pièce. Je regrettais sans le regretter vraiment. Si j'avais dû refaire ce choix, je le referais. Mais mes émotions étaient imperméables à la logique et broyaient un organe qui éprouvait plus que je ne l'aurais dû. Cet instant de faiblesse faillit faucher une vie que je voulais dédier à ma grand mère. La voiture m'avait percutée violemment et j'avais volé sur quelques mètres avant de frapper un bitume sur lequel je dérapais. La douleur souilla de sang un regard voilé et broya chacun des os qui parcourait mon corps. Le feu coulait dans mes veines, traînant dans son sillage souffrance et acide. Et des larmes écarlates jaillirent de prunelles incendiées tandis que résonnaient tout autour de moi ambulances et voix troubles.

Ma seule consolation fut de lire la rancune et le mépris dans ses yeux lorsque je la revis. Et si mon cœur s'alourdit, mon esprit lui s'allégea. J'étais libre, autant que je pouvais l'être avec ce cortège de sentiments dissimulés dans les tréfonds d'une âme préoccupée par son devoir moral et ses convictions.

Un grondement de frustration échappa à la barrière de verre qui écrouait son bureau. Je me tournai calmement et observai mon père, dont le visage tendu en révélait plus encore que les fenêtres transparentes derrière lesquelles il se donnait en spectacle. « Que lui arrive t-il ? » « Je pense qu'il a lu le dernier chapitre de T. Le héros fait une incursion dans nos propres bureaux, et en révèle sur beaucoup sur Mr Shimura. C'en est effrayant. »  Un sourire imperceptible étira légèrement mes lèvres tandis que je m'adossai à mon siège sans mot dire. Les chuchotements autour de moi enflaient autour d'une bande dessinée dont la popularité atteignait des sommets que je n'aurais, jusqu'ici, jamais imaginé. Discrètement, j'allumais mon téléphone portable et vérifiai mes mails pour relire celui de mon éditeur. Il était l'une des rares personnes dans ce pays à savoir que j'étais l'auteur et dessinateur de T. « Je vais attaquer ce minable en justice!» Le silence voila les bureaux et mes collègues s'immobilisèrent un à un en me coulant des regards apeurés. « Tu crois qu'ils vont faire une enquête ? » me chuchota brusquement Yong en se penchant vers moi. « Non. Ce n'est qu'une fiction. Si une enquête était menée pour si peu, ils perdraient la face. » arguai-je en replongeant dans le dossier que je traitais, et qui listait les différents indices qu'avaient réunis les deux nouveaux. « Tu l'as lu ?Ça n'a rien d'une simple fiction. L'auteur, quel qu’il soit, dénonce tout le système politique et médiatique japonais. Et ton père y est dépeint d'une manière … » Je levai un sourcil et me tournai vers lui. Rouge de confusion, il passa la main dans ses cheveux et les décoiffa d'un geste malhabile. « Heureusement, le public est majoritairement en faveur du pays et ton père ne devrait pas trop en souffrir. Mais l'opinion étrangère ... » Les japonais, comme je m'y attendais, faisaient front à 80% derrière le gouvernement pour le moment. Mais les autres pays d'Asie applaudissaient et admiraient, au point d'acheter les exemplaires édités du webtoon à plusieurs milliers d'exemplaires. « Mon père saura très certainement rebondir sans trop de mal. Espérons simplement que ça n'aille pas plus loin. » « Je doute que cet homme soit allé aussi loin pour simplement faire marche arrière. » grommela t-il en se replaçant derrière son ordinateur. Il avait raison. Coulant un regard au paternel qui tentait de se calmer en marchant de long en large dans son bureau, je naviguais sur mon ordinateur et effaçai toute trace de mon passage et de la mise en ligne d'un chapitre qui venait de bouleverser l'équilibre précaire qui régnait sur les bureaux de la société. Puis je retirai ma clé USB et repris mes activités habituelles. Mais c'était sans compter sur l'homme, atteint dans sa fierté, qui, échappant à son bureau d'un geste mesuré, s'approcha. « Je veux que tu sois présent à cette adresse à 20h. » dit-il fermement en posant une carte devant moi. « Je ne me fatiguerais pas à te demander de venir habillé correctement, mais j'apprécierais l'effort. » « Je n'ai pas l'intention de venir. » répliquai-je de but en blanc sans lui jeter un regard. Cet homme avait perdu le peu d'estime qu'il me restait encore il y a des années. Il n'était plus pour moi qu'un étranger, à mi chemin entre inconnu et ennemi. « C'est un dîner familial. Je suis parfaitement conscient que tu n'as aucun respect des convenances mais tu ne laisserais pas ta sœur seule avec nous n'est-ce pas ? » La ligne de ma mâchoire se durcit et je levai les yeux vers lui. Kyong Hee était le seul point faible et il savait y appuyer quand il désirait réellement quelque chose. Hors, pourquoi tenait-il tant à nous inviter en public, sous peine de goûter à l'humiliation en raison du caractère imprévisible de ses deux héritiers ? Me redressant souplement, j'attrapai mon blouson et l'enfilai sans le quitter des yeux. « Puisque j'ai finit ce que j'avais à faire, je prends mon après midi. » déclarai-je de but en blanc en récupérant mon sac et ma clé. Puis je saisis la carte et lu le nom de l'établissement luxueux dans lequel il avait réservé une table. « Je vous vois à 20h donc. » terminai-je en lui tournant le dos pour quitter les locaux. Retirant la carte magnétique qui pendait autour de mon cou, je sortis de l'immeuble et sentit l'air glacial s'insinuait dans mon jean et sous mon blouson. Je sentais que ce dîner avait son importance, et je préférais connaître le jeu du paternel plutôt que de l'apprendre après avoir été absent au moment opportun. La sonnerie du téléphone résonna alors et je pris l'appel, pour entendre la voix de mon éditeur. « Ton dernier chapitre a attiré plus d'un million de lecteur. » Le sourire, cette fois, se fit plus franc alors que je levais les yeux vers le ciel. J'y étais presque.


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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Dim 1 Oct - 20:48



EDIT :

MA TWIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIX
MON HOMME
MON FLYNN                  

omg, avec jongsuk en plus, tu sais que je craque, c'est tellement vile... mais j'aime ça


enfin on a un pairing ensemble toutes les deux en plus, avec tous les gifs, amv etc qui vont sortir... on va bien pouvoir fantasmer et puis, de ce que je lis, et de ce dont on a déjà parlé... je l'aime déjà cesses de me rendre folle et finis moi vite cette fiche

ji t'aime


que la haine se mue en passion, que la passion nous ensorcelle, et que la rouge écarlate qui les lie se transforme en amour éternel ~

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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Dim 1 Oct - 20:49

Hello Twin Bro





Darkness is your candle.
Nymphadora Tonks ☽ You deserve every star in the galaxy laid out at your feet and a thousand diamonds in your hair. You deserve someone who’ll run with you as far and as fast as you want to. Holding your hand, not holding you back.
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Lun 2 Oct - 17:54

bienvenue chaton
avec le beau jongseok
le staff est là si besoin

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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Lun 2 Oct - 17:59

bienvenue et bonne chance pour ta fiche.

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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Lun 2 Oct - 18:32

bienvenue à toi bg, bon courage pour la suite de ta fiche,
si tu as la moindre question, n'hésite pas
et damn, je pleure, jongsuk est eznfcklznhdejkhfkj


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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Lun 2 Oct - 19:05


JONGSUK
JE PLEURE



BIENVENUE PAR ICI
et bon courage pour la suite de ta fiche

si besoin, n'hésite pas





☆★ i'll give you my
everything babe ☆★
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Lun 2 Oct - 21:54

dbfhghd jongsuk ma vie cet homme putain
bienvenue sur by en tous cas, j'espère que tu te plairas par ici
courage pour la rédaction, si t'as besoin de quoique ce soit n'hésite pas à me mp!!
je sens que ça promet avec akemi




midnight.

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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Mar 3 Oct - 11:43

Quel bon choix d'ava
Bienvenue !



    je suis un éternel inadapté
    Ce sentiment me suit depuis toujours Mais m’accompagnera-t-il jusqu’à jamais Suis-je condamné à rester à la bourre Tout au fond du train jusqu’au dernier arrêt Je suis un éternel inadapté Je ne sais pas comment me comporter Comment bien présenter en société Je je je... arrrghuighczezefe ! + ms.palmer
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Ven 6 Oct - 0:02

Ma twix: Tu peux enfin dire mon Flynn, maintenant ça fait viril
Je suis vile, je devais te faire craquer

oui enfin on va se faire rêver avec ces deux là file finir la tienne maintenant

mais cette phrase


Spoiler:
 

va bosser maintenant Rapunzel je te love

Ma jums: Hello Mais c'est quoi cette robe? !

Niji: Thank you, je n'hésiterais pas

Hauru: Ton nom me fait penser au héros du château ambulant  thanks

Sakura: Ce prénom J'espère que le personnage sera à la hauteur de ton amour. Thank you

Nao: NE PLEUREZ PAS
je n'hésiterais pas, thanks

Eiji: vous êtes tous trop adorables Je me sens déjà chez moi thank you

Akio: Thanks



Love war pain life, everything's

the same to me • You rise I fall, I stand you crawl, You twist I turn, who’s the first to burn? You're giving up, I'm tired , The tug of war that we're playing, I'm not giving up, I’m trying.. to tell you, to tell you...
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ | Ven 6 Oct - 17:24

Ooh, j'aime le rappel que Japon et Corée ne s'entendent pas forcément, c'est cool de retrouver le racisme envers les japonais dans une fiche
bravo Kyôta, t'es validey !

tu es enfin membre de blossoming youth, bon jeu !






Contemplation
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici : Une atmosphère obscure enveloppe la ville, Aux uns portant la paix, aux autres le souci. Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années ; Sur les balcons du ciel, en robes surannées ; Surgir du fond des eaux le Regret souriant.
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 • once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ |



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• once i make my mind, I never get swayed (+) Kyotâ
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