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 This overpowering pain || Iwasaki Tôru
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 This overpowering pain || Iwasaki Tôru | Sam 30 Sep - 16:18


THIS OVERPOWERING PAIN
ft. Tôru


« J’aimerais qu’on se voit »

Il n’avait pas eu le courage d’en dire plus. Tôru ne lui avait même pas demandé pourquoi. Peut-être, au fond, parce qu’il le savait tout aussi bien que lui. Il y avait trop de non-dits qui subsistaient, trop de choses dont il avait besoin de parler. De lui parler. Kyosuke avait bien attendu une semaine, un peu plus, avant de lui envoyer ce message. Il avait longuement hésité, rentrant fébrilement le numéro qu’il lui avait laissé dans l’annuaire de son téléphone. A plusieurs reprises, il l’avait effacé. A plusieurs reprises, il avait ardemment voulu déchirer cette feuille de papier sur laquelle il lui avait écrit ses coordonnées. Mais au final, il ne l’avait pas fait. Il ne l’avait pas pu. Car il en était tout bonnement incapable. Il repensait encore à ses dernières paroles, à ce qu’il lui avait dit. Il lui manquait : que lui, manquait à Tôru. Il ne pouvait s’empêcher d’y penser. Car lui, lui non plus, n’était jamais parvenu à l’oublier. Et peu importait le nombre d’hommes avec qui il tentait d’étouffer sa tristesse, le manque restait. Toujours plus présent, toujours plus atroce, horrible. Le voir avait fait ressortir tout ce qu’il s’était efforcé de tuer en lui. Les souvenirs, mais, plus encore, la douleur. Celle-ci ne s’était jamais tue. Et, plus qu’à n’importe quel moment lorsque ses yeux avaient croisé les siens, elle avait explosé. Elle lui avait coupé la gorge, lui faisant perdre les mots. C’était précisément pourquoi ils devaient parler, aujourd’hui.
Parce qu’il en avait besoin ; certainement que c’était le cas pour tous les deux.
Il ne s’était pas permis d’attendre quoi que ce soit. Peut-être parce que cela lui faisait peur. La situation avait un je-ne-sais-quoi d’effrayant, d’intimidant. Il voulait le voir. Ne le voulait pas. Il voulait lui parler, ne voulait pas le faire. Il voulait lui dire ce qui lui avait trotté dans la tête ces cinq dernières années. Des mots de haine, de colère, des mots de tristesse...et d’amour, qui subsistait malgré lui, bien plus poignants et plus fatals que tous autres. Kyosuke devait lui parler. C’était sa dernière chance, ultime. Recroiser Tôru était, de toute évidence, un coup –ironique- du Destin. De la Fatalité.


Il l’avait attendu à l’heure fixée, à l’endroit choisi, pas très loin de là où ils s’étaient rencontrés pour la première fois en cinq ans. Kyosuke avait attendu, le cœur au bord des lèvres. C’était insupportable. Chaque seconde semblait le plonger davantage dans un état de stress qu’il s’ordonnait d’ignorer. Et les minutes avaient beau passer, Tôru ne venait pas. Il s’était sentir défaillir, peu à peu, assailli par des idées plus douloureuses les unes que les autres. Et s’il s’était ravisé ? S’il ne souhaitait plus du tout le revoir ?... Il dut s’asseoir, prendre le temps de respirer. Il ne devait pas craquer. Ne surtout pas céder à ses complexes qui revenaient au galop. Ne pas pleurer. Et pourtant... Après bientôt une heure passée à attendre, il se sentait à bout. Il voulait simplement retourner à ses anciens démons, se noyer dans l’alcool et la luxure, trouver n’importe qui dans n’importe quel bar, oublier... Le désespoir revenait, plus fort que jamais. Néanmoins, alors qu’il s’apprêtait à partir, il reçut un message. Consultant son portable avec un vague espoir, son visage perdu ses couleurs lorsqu’il en lu le contenu.
Sans prendre le temps de réfléchir davantage, il s’était jeté dans le premier taxi venu.

Le cœur battant, il était arrivé à l’hôpital le plus rapidement possible. Il frissonna. Il n’aimait pas ce genre de liex. Il n’aimait pas cette odeur de mort, ces lueurs artificielles, ces murs blancs...cet univers aseptisé. Univers dont il gardait un souvenir particulièrement douloureux. Sa rupture s’était accompagné de six mois d’hospitalisation. Six longs et durs mois, qui l’avaient fragilisé au possible. Son dos avait guéri, il était parvenu à marcher, de nouveau. Mais en dépit des cicatrices, en dépit de la rééducation, il y avait eu les larmes. La souffrance. L’attente. Il y avait attendu Tôru. Celui-ci n’était pourtant jamais venu. Il n’avait jamais passé le pas de cette maudite porte. Kyosuke y avait laissé une partie de son âme. De son être. Et, noyé dans son propre désespoir, la fin de son hospitalisation avait marqué sa déchéance. Il se souvenait parfaitement ce qu’il avait fait cet après-midi, alors qu’il quittait définitivement l’établissement. Il s’était jeté sur le premier venu. Il s’était donné à n’importe qui. Parce qu’il avait bien trop mal. La sensation des mains étrangères sur son corps lui avait donné la nausée. On lui avait demandé la cause des blessures dans son dos. Il n’avait pas voulu répondre. Et, brisé au possible, il avait supplié qu’on lui fasse oublier. Penser à cela, à présent, le rendait bien vulnérable. Ses actions étaient plus ou moins justifiées, justifiables. Il se sentait pourtant si sale.
Le message avait été bref, mais le contenu n’en restait pas moins terrible. Tôru avait dû se rendre dans l’établissement car il s’était blessé : Kyosuke n’en savait pas plus. Et il s’inquiétait. Evidemment qu’il s’inquiétait. Il en était même mort de panique. Tous les ascenseurs émotionnels de la soirée semblaient se jouer de son cœur. Stress, désespoir, panique... Il ne savait plus réellement où il en était. Il ne savait absolument plus rien. Seulement qu’il voulait le voir. Et le voir sain et sauf. Après avoir demandé où se trouvait le jeune homme en arrivant à l’accueil, il s’était rendu dans la salle d’attente des urgences. Tôru était là. Il accouru vers lui, paniqué. Il voulut se jeter à son cou, retint son geste avec violence. Il ne pouvait pas. Puis il avait regardé son bras emmailloté dans un bandage totalement improvisé, un bandage qui se tentait déjà d’une horrible couleur rouge. « Bon sang, que s’est-il passé ?... » Il se sentit fébrile. Kyosuke releva ses yeux noirs, regarda le jeune homme. Il avait eu si peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose de plus dramatique... Il cligna cependant plusieurs fois des yeux alors qu’il le regardait. Sous la panique, il n’avait même pas fait attention au changement. « Tes cheveux...pourquoi est-ce que tu les as coupé ?... » murmura-t-il faiblement sans le lâcher du regard. Il l’avait presque toujours connu avec les cheveux longs. Le changement était radical. Mais...de la sorte, il était encore plus beau. Plus désirable. Dans d’autres circonstances, Kyosuke l’aurait allégrement dévoré des yeux. L’inquiétude prenait néanmoins le dessus. « Ils vont bientôt s’occuper de toi ? » La salle d’attente était presque vide, heureusement. Même si Tôru avait un semblant de bandage pour stopper l’hémorragie, cela n’était pas suffisant. Il se demandait même s’il ne fallait pas le recoudre. Malgré lui, ses mains tremblaient un peu à cette idée.



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 This overpowering pain || Iwasaki Tôru | Mar 3 Oct - 23:22

Let me destroy you again
Kyosuke lui avait envoyé un message deux jours après sa rencontre avec son meilleur ami. Il venait de finir un tatouage quand son téléphone portable vibra dans sa poche. Il l'avait attrapé avec ses mains gantées et avait plusieurs fois cligné des yeux avant de prendre conscience qu'il lui donnait bel et bien rendez-vous le lendemain. Son coeur s'était accéléré et il avait péniblement déglutit.

Désormais, il était interdit de s'enfuir.

Il n'était plus le même, ou du moins essayait-il de ne plus l'être. Il avait su garder contenance en tombant nez à nez avec Kyosuke en plein quartier de Shibuya après cinq ans sans s'être vus. Auparavant, il aurait fui ou il se serait mis à genoux pour lui demander pardon alors qu'il avait lui-même mis fin à leur relation. Mais, il avait su garder son sang-froid et il avait bien fait face à la faiblesse qu'avait fait preuve Kyosuke. Et dire que c'était lui qui l'avait rendu aussi faible. Alors pourquoi se permettait-il de sourire face à son message ?
Cela ne l'empêcha pas de répondre qu'il acceptait de le rencontrer au même endroit que l'autre fois. Il était évident qu'ils iraient ensuite boire un café et qu'ils parleraient. Tôru avait énormément de choses à confesser auprès de son ex petit-ami si ce n'était lui présenter des excuses. Néanmoins, ce serait un affront que d'oser lui demander de le pardonner. C'était lui qui avait mis fin à leur histoire alors il n'était pas question de revenir dessus. De toute façon, elle était aujourd'hui terminée.
Aujourd'hui, il ne pouvait qu'avoir le droit de lui prouver qu'il apprenait à canaliser sa violence à travers la boxe et que dessiner continuait à le calmer. Combien de fois avait-il dessiné Kyosuke même après une violente dispute ? Kyosuke finissait toujours par s'endormir, épuisé d'avoir trop crié, d'avoir trop pleuré. Lui s'était contenté de tracer sa belle silhouette sur une feuille de papier à la va-vite. Il n'arrivait pas à dormir après leurs disputes, il avait peur de ne plus le trouver auprès de lui à son réveil.

Mais, ne le méritait-il pas ?

Son âme noyée dans le chagrin, sa colère transformée en gestes cinglants, il avait aussi longuement observé ces objets tranchants que possédait Kyosuke chez lui ou que lui-même avait-il dans son appartement sans jamais n'avoir le courage de passer à l'acte. Et pourtant... Pourtant, il avait délibérément poussé Kyosuke hors de son appartement. Ne lui avait-il pas ainsi dit : Fiche-moi la paix. Alors, pourquoi reviendrait-il vers lui ?

Sa main avait dérapé et l'objet lui avait tranché le bras juste avant qu'il ne termine sa journée de travail. Il n'avait pas crié, il n'avait pas pleuré. Il s'était juste aperçu que le sang coulait à flots et qu'il fallait qu'on l'emmène aux urgences. Là-bas, on lui avait demandé d'attendre après lui avoir appliqué un rapide bandage sur le bras une fois celui-ci désinfecté. Il avait envoyé un message à Kyosuke et celui-ci était arrivé en hâte. À sa grande surprise.
Les cheveux en bataille, son habituel manteau en cuir sur le dos, il ne réussit pas à lui répondre tant sa beauté l'éblouissait. Comment avait-il pu devenir aussi beau ? Il vit son regard s'attarder sur son bandage et être de plus en plus inquiet. Comment avait-il pu l'abandonner ? Jamais personne ne l'avait autant aimé que Kyosuke l'aimait. Décontenancé, son regard perdit refuge sur le bandage de son bras qui avait, effectivement, imbibait de sang.

« Tu pourrais me soigner, dit-il, Comme autrefois. Tu n'étais pas très doué mais j'aimais quand tu jouais les infirmiers avec moi. », rit-il.

Mais Kyosuke ne riait pas. Il s'arrêta et passa une main dans ses cheveux. Oui, il les avait coupés courts. Il en avait subitement eu marre de ses cheveux longs ou plutôt qu'il était temps de passer à autre chose. Il les avait toujours gardés longs parce qu'il savait que Kyosuke préférait qu'il les ait longs. Mais, aujourd'hui, c'était terminé entre eux et il était temps d'oublier. Il n'était pas capable de faire une croix sur le passé et encore moins d'effacer toute la douleur présente sur le corps de Kyosuke dont il en était l'unique fautif.

« C'était pour me rendre plus beau pour toi. »

Cependant, que lui avait-il pris de lui dire ça ? Son regard avait rencontré le sien et un sourire triste avait orné ses lèvres. Une infirmière vint lui préciser qu'on allait s'occuper de lui et grâce à quelques manigances, il réussit à ce que Kyosuke soit là avec lui. Ils se retrouvèrent dans une petite pièce où on endormit son bras et où on s'occupa de recoudre sa plaie. C'était moins grave que ce qu'ils pensaient mais il allait se retrouver avec trois points de suture.
Quand ce fut fini, on leur demanda de patienter tous les deux et Tôru examina son bras avec soin. Heureusement que c'était le bras gauche mais ça n'allait pas être pratique pour son travail. Toutefois, il n'accepterait aucun arrêt de travail : c'était ce qui lui permettait de ne pas sombrer alors il était hors de question de se retrouver avec une semaine ou deux de journées libres. Il regarda Kyosuke et voulut poser une main sur sa joue. Se rapprocher de lui. Toutefois, il avait bien conscience qu'il ne lui appartenait plus car son regard d'aujourd'hui était si lointain. Où t'es-tu perdu, Kyo ?

« Ça ne te plaît pas mes cheveux courts ? »

Codage par Libella sur Graphiorum





Despite everything, falling in love with you.
   I'm sorry for being violent, emotional, needy, anoying, stressful, weid, withdrawn, distant, imperfect, strange, unlovable, useless, worthless, lonely, depressed, sad, helpeless, broken, lost cause, defeated.
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