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 – h u r r i c a n e. ((kiro))
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 – h u r r i c a n e. ((kiro)) | Ven 8 Sep - 18:12


c’est le sourire qui disparaît aussitôt qu’elle ouvre la porte. il y a la peur qui foudroie ses prunelles, y a son cœur qui s’emballe dans sa cage rouillée et s a k u r a, elle prend peur, elle essaye de refermer la porte aussi vite. mais trop tard. c’est trop tard, toujours trop tard. la main qui s’abat sur le seul rempart possible. il a le regard froid, y a le regard noir qui s’abat sur elle. y a le sourire mauvais. si froid, si noir qu’elle a l’impression de rencontrer les ténèbres en personne. et y a l’appel à l’aide qui ne sort pas parce que  y a cette main qui s’abat sur sa gorge. la prise qui se resserre, les mains qui s’agrippent, y a la respiration qui se fait difficile. ça bloque, ça passe plus.

et s a k u r a, elle a peur.
et elle sait. (bienvenue en enfer, sweet sakura)
la musique qui résonne, fort trop fort pour cacher l’appel l’appel à l’aide.
et c’est l’début de tout, l’début de rien.

                                             

– et sous le baiser de la lune, le diable s’invite chez elle.


y a les mots qui s’en mêlent, y a les coups qui martèlent, les maux qui s’emmêlent. le corps abimé, l’âme meurtrie, le cœur qui saigne. saigne. sang, en abondance. sakura, elle est rouge. rouge comme maman. rouge, encore une fois. ça fait si longtemps, qu’elle a perdu l’habitude. les paroles qui assassinent, la voix qui transperce. et elle croit, elle croit tout ce qu’il dit, elle croit tout ce qu’elle entend. pute, salope, sert à rien, traînée, comme ta mère. gamine paumée dans cet océan de ténèbres. le diable s’anime à nouveau ; nouveau round. nouveaux coups, nouvelles insultes. nouvelle souffrance.

vengeance pour une photo.
vengeance pour un ‘bonheur’ sur joué.
vengeance pour l’abandon.

sakura, elle a perdu le temps. temps qui s’est échappé, temps qui a pris peur. temps qui a pris la fuite. sakura laissée. laissée à nouveau. sakura seule. sakura abîmée. sakura, rouge. rouge comme maman, rouge qui devient bleu nuit, bleu nuit comme le ciel de ce soir. bleu nuit qui devient noir. noir comme les ténèbres. noir comme la mort.

mort de tout. mort des rêves. mort de la paix. renaissance de la peur. la survie est de retour. elle n’a plus de force. le corps délaissé au sol, il s’installe sur le canapé, se pose comme si c’était chez lui.

parce que s a k u r a lui appartient.

y a le regard haineux qui se pose sur le corps inerte. elle respire a peine, perdue dans sa bulle. il se lève, laisse trainer l’odeur de pourriture des abîmes sur son passage. marque son territoire, se lave les mains. eau rouge, comme maman, comme sakura. et il ricane. content, fier de lui. il se retourne, coupe l’eau, revient à son art. il s’accroupit et s’accroche à son visage. visage abîmé, lèvre éclatée, visage méconnaissable. il sourit. –j’crois que t’as oublié que t’étais à moi. que t’as beau te faire baisé par tous les pélos du coin, t’es à moi. la voix qui résonne, elle ouvre les yeux, difficilement et sakura, dans l’courage de son idiotie, elle lui crache à la gueule. nouvelle gifle. –j’reviendrais, t’inquiète pas. et l’absurde imprègne ses lèvres. baiser mortel. mais elle n’a plus de force sakura. visage relâché, elle s’effondre. murs explosés, il arrête la musique et il part.

elle ne compte plus les minutes, elle ne compte plus les heures. et sakura, elle se traîne, elle use ses dernières forces pour attraper son portable, abandonné sur la table basse. elle souffre, au bord de l’agonie, elle use ses dernières forces pour envoyer un seul message. à une seule personne.


viens chez moi. 3612.


elle ne sait pas si il viendra, elle n’en sait rien. mais elle prie. elle prie pour qu’il se pointe. et y a la main qui lâche, le portable qui tombe. elle aussi. restée éveillée. restée éveillée. mais y a les ténèbres et elle sombre.

(bonsoir maman).
(ma chérie, que fais-tu là)
(je viens à toi)
(c’est pas maintenant)
(pourquoi)
(ce n’est pas maintenant, repars.)
(non, maman)
(je ne veux pas de toi)

sakura. sakura. s a k u r a. maman veux pas de toi.
mais qui veux de toi. hein ?
lui, seulement lui.
i m p o s s i b l e.
plutôt mourir seule, abandonnée.



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 – h u r r i c a n e. ((kiro)) | Sam 9 Sep - 9:54


hurricane

--- kiro ---

rires qui détonnent. rires qui animent la p'tite pièce qui s'transforme petit à petit en soirée improvisée. quelques nanas, beaucoup de bière, des mecs défoncés, des joints qui s'roulent sur la table au milieu des jetons de poker. à qui perdra l'plus de fric ce soir.
hiro il rit plus que les autres, il parle plus fort que les autres. c'est lui qui anime les choses, toujours. c'est lui qui fait rire la galerie, toujours. c'est lui. parce qu'il cache toute la colère qui l'habite, tous les problèmes qui le surmènent. parenthèse dans sa vie d'merde.
il jette deux/trois jetons sur la table, raconte les péripéties que sa dernière meuf en date lui a fait vivre. une cinglé qui espérait avoir rencontré l'prince charmant. il s'moque hiro. il sait qu'il est pourrie jusqu'à la moelle. pourtant on espère toujours de lui que ce soit l'bon. mais ça s'voit quand on regarde sa face que ce mec là, il amènera que des problèmes dans ta vie. hiroshi(ma). rien que ça, c'est un signe. il dégomme tout sur son passage hiro. il fait jamais de bien. jamais. sauf si tu t'appelles sehun.

le joint rejoint les lèvres. bâton du bonheur. anesthésie du malheur. une pause. un retirement. ça enjolive les choses. ça enjolive la vie. mais l'téléphone sonne et c'est jamais bon signe. le téléphone l'empêche toujours de s'évader. il lui ramène trop brusquement les pieds sur terre.  

'viens chez moi.
3612.'

KITTY

pourquoi y aller ? pourquoi maintenant ? qu'est-ce qu'elle lui veut ? hiro, ça fait bien longtemps qu'il l'ignore kitty. ça fait bien longtemps qu'il ne lui adresse plus un sourire, qu'il ne la prend plus dans ses bras. alors pourquoi elle lui envoie un message, ce soir ? pourquoi lui, pourquoi pas sehun, mickey, suhim ? pourquoi lui ?
la tête harcelée de question, il range son téléphone dans sa poche. ignore pendant de longues minutes le message. continue à rire exagérément aux blagues douteuses d'un mec déjà trop défoncée pour être vraiment marrant, la canette de bière qui rejoint ses lèvres, qui chatouille ses papilles.

et puis ça l'frappe comme ça, quand le joint asphyxie les poumons. kitty. kitty. kitty. c'est louche ce message. c'est pas son genre de se tourner vers lui. y en a tellement qui sont là pour lui tenir compagnie. c'est pas la sienne qu'elle réclame en temps normale. mais ce soir c'est vers lui qu'elle se tourne. alors c'est louche. c'est bizarre.
et il peut pas hiro. il peut pas la laisser comme ça, sans retour. kitty, c'est encore sa famille. alors il peut pas ignorer sa demande comme si elle était aussi insignifiante que les autres. kitty elle compte encore, d'une façon ou d'une autre. alors il peut pas la laisser dans l'indifférence ce soir quand c'est lui qu'elle réclame.

c'est un 'mec y a moyen qu'tu m'déposes à shibuya' qui sonne, qui met un terme à sa soirée. demande qui n'en est pas une parce qu'au final hiro, il ordonne presque. il a pas l'temps de marcher jusque là-bas, il a pas l'temps de prendre le métro. elle l'appelle, c'est maintenant. la voiture, ça va plus vite.

[...]

l'antre est pénétré, le code lui a été donné. mais y a rien. silence complet. 'c'est quoi c'délire' qu'il se dit à lui-même. pourquoi l'faire venir si elle est même pas là ?
les pieds s'mettent quand même en marche, parcours l'appartement. l'odeur de la malchance qui vient embaumer les narines. c'est floue. mais hiro il sait. il sait que y a quelque chose qui va pas, qu'il s'est passé quelques choses. c'est l'inquiétude qui prend possession d'son corps. le corps qui rejoint la chambre, le cœur qui ratte un battement.

puis deux.
trois.
plus. beaucoup plus.

'kitty' qu'il dit quand il la voit allongé sur le lit. 'kitty' qu'il répète quand il la voit inerte, le corps cabossé. il s'mord l'intérieur des joues hiro, parce qu'il veut pas laisser la rage exploser maintenant. il doit retenir le corps qui veut tout dégommer pour le moment. pulsions maladives. la main qui veut prendre un flingue et buter la personne derrière tout ça. la personne à l'origine du sang qui coule, de la lèvre enflée. celle qui essaye à tout prix de défigurer kitty.
pour le moment, il doit s'occuper de kitty. kitty qui va mal. kitty qui répond pas. pour le moment, il doit panser les blessures, retenir la haine qui l'envahit, la tirer d'un sommeil trop douloureux. se retenir pour mieux exploser plus tard.

et kitty, kitty, kitty.
qu'est-ce qu'il a la haine contre toi hiro. contre toi plus que contre l'autre. parce qu'il te l'avait dit kitty. il t'avait dit d'lui dire. il t'avait dit qu'il allait l'foutre en miettes, 6 pieds sous terre. kitty, il a la haine contre toi parce qu'encore une fois t'as l'corps en sang devant lui et ça l'ravage de l'intérieur.
mais kitty. tu lui donnes surtout l'envie d'se détester lui-même. parce qu'il a pas cherché plus loin. parce qu'il t'a abandonné. trop pleins de fierté. il a la haine contre toi. mais contre lui-même, surtout.  

les genoux qui s'posent contre le sol, les mains qui viennent tapoter les joues. 'hé gamine, réveille-toi' gamine m'laisse pas. 'j'suis là' j'suis là kitty. il te fera plus rien maintenant kitty. j'vais le butter kitty. il te fera plus rien j'te le jure.


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 – h u r r i c a n e. ((kiro)) | Sam 9 Sep - 12:45


et elle sombre sakura, elle sombre dans le néant, dans l’incertitude, dans la solitude. silence pesant, silence des abîmes laissé par le diable en personne. le corps qui repose sans force en plein milieu du salon, le corps qui baigne dans le rouge. le visage tuméfié tourné vers la baie vitrée ;

nuit sombre ce soir, y a pas d’étoiles dans l’ciel ce soir, elles se sont cachées, honteuses. elles l’ont lâchées, traîtresses. et y a une once de sourire narquois qui se dessine sur sa bouche explosée ; elle ricane doucement sakura, parce qu’elle se sent stu-pi-de. stupide d’avoir cru que les étoiles seraient les seules constantes dans sa vie. et ça fait mal, mal de constater que non, même elles, elles l’ont abandonné. ça fait mal de sourire, ça fait mal de rire et y a la respiration qui est lourde, douloureuse, chaotique. les poumons qui sont en feux. l’incendie qui ravage de l’intérieur, le corps aussi lourd que du plomb. et y a les larmes qui roulent, qui coulent, qui se transforment. perles salées devenues rubis. et elle ferme les yeux, se redresse, trop vite malgré la lenteur des gestes, trop vite pour le corps détruit. qu’elle a le souffle coupé par la douleur.

ce soir il a signé sa plus belle œuvre.
s a k u r a ; abîmée meurtrit salie détruite

et elle se traine, quelques pas, juste quelques mètres mais elle a l’impression d’avoir fait des kilomètres, le tour du monde, la montée de la montage. sakura, elle se sent sisyphe ; traînant sa pierre –son corps jusqu’au sommet –le lit. mais elle tombe, elle chute, elle n’y arrive pas. et ça réveille la souffrance, et elle pleure sakura, sans s’en rendre compte. il lui faut plusieurs fois avant de l’atteindre. l’éternité qui lui ricane au nez. et l’espoir de le voir arrivé s’éteint à mesure que les secondes s’échappent, la narguent.
il ne viendra pas ce soir sakura, hiro ne viendra pas. personne ne viendra. seule. tu es seule, comme à chaque fois. seule dans ta destruction. hiro ne viendra pas parce que tu l’as trop repoussé, tu l’as trop rejeté. et tu sais, qu’il n’est pas comme ça, à courir pour les autres, encore moins pour toi. parce que t’es rien.

r i e n. le rien qui résonne, qui glace. sa voix qui éclate dans la pièce qu’elle se retourne sakura, de peur de le voir sur le pas de la porte. pour revenir, pour l’achever. vision brouillée, mais il n’est pas là. et elle déglutit, avale sa salive ; ça choque, ça brûle, le goût du sang lui donne envie de vomir. et elle crache sakura, elle crache le venin, le gout de l’acide qui réside encore sur ses lèvres de ce baiser mortel. et dans un dernier effort, elle y arrive. elle arrive à se hisser sur son lit, s’effondre.

elle s’effondre, sombre. et au bout du chemin, dans la lumière.
sakura voit maman.

(…)

mais maman elle veut pas d’elle. pas maintenant. le corps qui s’enfonce dans le matelas, le sang qui tache les draps blancs. blanc immaculé. devenu souillé. comme elle, comme sa vie.
souillée depuis la nuit des temps, souillée depuis la conception.
g e n e s i s.
s a k u r a souillée par la haine, par l’amour mauvais. par les ténèbres.
souillée par la mort depuis la naissance.

les oreilles qui bourdonnent, la porte qui claque, elle sursaute sakura, elle ferme encore plus les yeux sakura. il est revenu, elle en est sûre. il a dit qu’elle reviendrait et il l’a fait. y le visage qui s’enfonce, la respiration qui se bloque, la peur au ventre.

kitty.
k i t t y.
c’est pas lui, c’est pas sa voix. la main qui s’attarde sur la joue, qui tapote, qui réveille, les paroles qui caressent. douceur de l’indifférence. et elle peine sakura, elle peine à ouvrir les yeux tant ils sont tuméfiés. alors elle agrippe sa main. bouée de sauvetage dans l’ouragan. et elle sait qui c’est. elle reconnait la voix, mais elle a peur. elle a peur que ce ne soit qu’un mirage, que ce ne soit le fruit de son imagination abîmée. elle ouvre enfin les yeux, la vision humide. – t’es venu … la voix qui tremble, le soupire presque apaisé. parce qu’hiro il est là, parce qu’hiro, il l’a pas abandonné, pas cette fois. et elle contient ses larmes.

sakura anesthésié. la douleur est tellement vive, tellement grande que le corps il se protège, elle ne ressent plus rien. elle ne ressent plus. – je suis désolée.

désolée de t’appeler. désolée de te montrer ça, désolée de compliqué, désolée d’être, désolée d’être encore là, désolée de vivre …. – hiro … il … est rev … aimd … elle choque, elle s’étouffe, elle tousse à s’en décoller les poumons, elle tousse à se déchirer l’intérieur. – aide moi s’il-te-plait.

aide-moi hiro.
pour tout. pour rien.
pour mourir, pour vivre.



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 – h u r r i c a n e. ((kiro)) | Dim 15 Oct - 18:40


hurricane

--- kiro ---

nuit noire. odeur de la souffrance qui chatouille ses narines quand il pénètre l'habitat, impose sa présence qu'on a accepté tant bien que mal pour être sauver de ce je ne sais quoi qui lui pèse sur les épaules. hiro, il se doute que quelque ne va pas. il se doute que ça a déraillé. y a rien qui va, rien qui ne tourne rond. le silence trop pesant sonne comme une alarme dans ses tympans.
alors il presse le pas, la cherche sur son passage, ouvre les portes unes à unes. je suis venu. kitty j'suis venu. et c'est le corps ensanglanté qu'il trouve sur un matelas taché par son désarroi. les poings qui se resserrent quand la vision qu'il a devient trop insupportable.

kitty. kitty. kitty.
poupée réveille toi. t'es trop belle pour être dans cet état. t'es un astre parmi ce désastre. kitty lève-toi, aveugle la pièce avec ta lumière. la rouge en te va pas au teint. kitty. kitty. hiro il a l'corps qui s'plie devant elle, il succombe à la haine qui le ravage. il passe sa main sur son visage. je suis là qu'il dit. j'suis là qu'il pourrait répéter une centaine de fois. autant de fois qu'il faudra pour qu'elle soit rassuré. pour que son corps cesse de trembler, que les excuses quittent ses lèvres.

pourquoi tu t'excuses kitty ?
c'est moi l'con. c'est moi. je t'ai laissé. excuse-moi kitty. j'm'en veux kitty.
la culpabilité me bouffe kitty. pourquoi tu l'laisses transformer ton visage en mirage ?


mais il se retient hiro. il se retient de poser des questions. il se retient de l'assommer de reproche, de je te l'avais dis qui la tuerait autant que ça le bouffe lui de voir ce qu'il a laissé arriver.
alors il prend ce visage tuméfié entre ses mains. 'j'suis là kitty. j'te laisse pas.' qu'il se veut rassurant. maintenant qu'il est là, il reviendra plus. maintenant qu'il est là, même s'il revient, hiro il le buttera. il en fera qu'une bouchée. il va l'saigner, il va l'tuer, l'enterré vivant. mais plus jamais il le laissera toucher kitty. plus jamais il le laissera transformer cette création de dieu en terrain piétiné par le démon.

je sais que c'est dur kitty. j'sais que la tristesse te pèse sur les épaules, que t'as du mal à lui faire face ce soir. mais reste avec moi kitty. laisse pas les démons te tirer dans les méandres de l'enfer. brille autant que la lune qui vient illuminer ton visage rougeâtre.

'arrête de parler' elle se fait plus de mal qu'autre chose. hiro il s'en fiche de savoir le pourquoi du comment. ce soir, il veut passer tous les détails sous silence. ce soir, il s'en fiche. 'lève-toi' qu'il dit. il lui laisse pas l'choix. sa main passe sous son corps, se pose derrière son dos, l'aide à s'élancer, à se lever. et il fait la sourde oreille, il veut pas entendre les plaintes hiro. il veut pas entendre la douleur la sonner.
s'il l'entend souffrir, il va partir en vrille hiro. s'il entend qu'la douleur lui coupe le souffle, il va voir rouge hiro. et ce soir, y a déjà assez d'rouge sur elle pour qu'il aille en ajouter à son teint.

ce soir il est là hiro. il bougera pas hiro.
il pensera les blessures, parce que la culpabilité et la rancune le tueront s'il fait rien.


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 – h u r r i c a n e. ((kiro)) | Dim 15 Oct - 22:48


et ça brille au clair de lune. ça éclate comme une œuvre d’art. la plus belle peinture du démon, le plus beau chef d’œuvre de la haine.
oh, peinture éternelle, pareille à la mona lisa. ça brille, de mille feux. toutes ces couleurs souffrances. ces couleurs malheurs qui ont remplacés – avec plaisir, les couleurs bonheurs.
le sourire lunaire, c’est le sourire ténèbres.
le regard solaire, c’est le regard enfer.
tout a changé. les couleurs pastelles ont laissés la place aux couleurs douleurs.
il est beau ce bleu nuit, t’es pas contente kitty ? de te voir affublée des plus belles couleurs de ce ciel que tu aimes tant ? et cette touche violine, qui fait ressortir le noisette de tes yeux. il est beau ce rouge. rouge foncé, rouge séché. rouge carmin, rouge vilain. un peu partout sur le visage. rouge brillant qui se fond à la perfection avec ton teint hâlé.

et tu sais s a k u r a ; c’est beau qu’il a pensé, il a aimé le faire. parce qu’après tout, tu lui appartiens. t’es à lui. à personne d’autre, a rien d’autre. t’es son art. l’art de rien.
rien.
r i e n. le rien qui sonne, qui résonne encore un peu plus. le rien emplit de tout.
sakura, elle est pas grand-chose, presque rien. elle est juste un cœur qui balance, qui bat parce qu’il doit battre, impulsion naturelle d’un être vivant, d’un être capable de (sur)vivre. il bat encore un peu, jusqu’à ce qu’on le tape, qu’on le tape pour qu’il arrête. ce cœur. c o e u r ; cœur qui bascule doucement dans le nihilisme. le cœur qui n’arrive plus à vivre vraiment, qui ne croit plus en rien. le cœur qui n’a plus de lumière, qui n’a plus de positivité. le cœur qui survit jusqu’à ce que la balle de la haine le fasse cesser de battre. rien, parce qu’elle n’est pas grand-chose dans ce monde, juste une bouche de plus à nourrir, une bouche dont on se passerait, c’est ce qu’il a dit un jour. quand l’alcool régnait en maître dans ses veines, qu’elle ne servait à rien. ah, si. sauf à se faire baiser par ses petits copains. du coup, c’est vrai qu’elle est rien sakura, puis elle n’a rien. nuisance (solaire) dans ce monde (ténèbres). sakura, le rien, si facile à oublier, si facile à mettre de côté. sakura, c’est si facile de la laisser derrière. sakura, juste bonne à (se) détruire.

le corps qui s’alourdit, l’agonie qui se fait calme. calme comme le vent, calme comme la nuit. calme après la tempête. le calme après le champ de bataille, le cessé le feu. pourtant, non. y a tout qui hurle en elle, la douleur, la peine, la colère qui hurle. et elle ferme les yeux sakura, elle sombre. les idées sauvages qui se font dominées par le vide. vide. vide. vide.

la peur qui réveille. qui la réveille, qui réveille la douleur, qui réveille tout. la porte qui claque, les pas qui se font entendre, les portes qui s’ouvrent et le kitty qui résonne.
mélodie salvatrice, hymne de paix à ses oreilles. mais souffrance morale au plus haut. la main qui caresse, le touché d’une plume sur la plaie béante, la brise légère sur la blessure. et elle qui ouvre les yeux, la peine de sakura qui s’y reflète comme une éclipse. parce qu’hiro, il verra toujours kitty.
kitty la joyeuse, kitty la douce, kitty l’enfant. hiro, il ne verra jamais sakura salie, sakura abimée.

(( mais je ne t’en veux pas hiro, c’est pas de ta faute.
c’est de la mienne.
c’est moi qui ait les mains maudites, c’est moi qui détruis. ))

mais c’est pas kitty qui répond, kitty elle est plus là, kitty, elle s’est enfuit avec les étoiles dès que le loup est entré dans la maison. dès que le monstre a grogné. dès que la main s’est abattue sur la gueule d’ange. la main qui s’accroche à la sienne, lumière dans ce tunnel sombre. les mains qui s’accrochent au visage abimé. ((me regarde pas hiro, j’suis pas jolie)). et la voix qui résonne doucement, ordre soufflé. arrête de parler. elle ferme les yeux, douleur vive. elle grimace. elle a mal. et l’ordre tombe. lève-toi.

lève-toi.
lève-toi sakura.
ne tombe plus jamais à genoux, ne tombe plus jamais. ne reçoit plus jamais. relève-toi sakura. ne sombre plus. ne souffre plus. (re)lève-toi sakura, et (re)vit.
hiro il est là maintenant. et elle se dit qu’il ne partira plus, du moins. pour l’instant. la main qui se glisse dans le dos. le gémissement qui ne dépasse pas de ses lèvres. le corps qui bascule, pilier important dans le geste. sakura, elle inspire profondément malgré la douleur. les membres qui sont aussi durs que du plomb, les chaires abîmées qui hurlent, en silence. tout en silence sakura. elle ne hurle pas sa peine, voix éteinte.
les pieds qui touchent le sol, le corps qui se tient, qui se retient. les bras qui s’agrippent à hiro. les mains qui se resserrent autour de ses bras. la tête qui tourne. – pas l’hôpital. jamais l’hôpital. murs blancs qui lui donne l’impression d’être dans une prison, les questions qui tourmentent, la vérité qu’elle ne peut éclater aux grands jours, les regards qu’elle ne peut supporter. – la salle de bain. qu’elle souffle. l’effort qu’elle fait pour garder les yeux ouverts.

et elle s’avance kitty, maladroitement. soutenue. et y a les larmes qui coulent sur ses joues, qui nettoient, qui piquent. parce qu’elle a mal, parce qu’elle a peur, parce qu’il est là.
puis y a cette idée qui germe dans son esprit, elle n’est pas seule. elle n’est plus seule.
tu ne l’as jamais été sakura, t’avais juste le visage trop tabassé pour voir qu’il y avait kiba, qu’il y avait hiro, qu’il y avait suhim, qu’il y avait sehun à tes côtés.
salle de bain adjacente à la chambre, la lumière qui s’allume automatiquement. lumière qui aveugle. elle sursaute, le visage qui se baisse, les cheveux poisseux qui collent. et elle s’avance encore un peu, se tient au lavabo, le visage qui se tourne et le reflet qu’elle croise.

reflet.
image. et elle s’arrête sakura, la bouche qui s’ouvre, la peine qui se lit sur son visage. – pourquoi j’ai fait ça hiro ? pourquoi j’ai laissé faire ça hiro ? ah. oui, pour toi. un peu. elle avale cette salive au goût de sang, elle tousse. la prise qui se resserre autour de lui. elle rompt le contact, ne se regarde plus. – je vais devoir mettre un drap sur les miroirs. pour ne plus se voir. et elle le relâche, s’aide du lavabo avant de se glisser dans l’espace de la douche. elle attrape le jet de douche,  mais elle ne tient plus, se laisse glisser contre le carrelage, traînée de sang qui suit le mouvement. elle gémit, sans le vouloir. elle relâche le jet, elle sourit presque. tousse un rire. le derrière du crâne qui se pose contre le mur, qui regarde hiro. – une bonne chose que je sois en pyjama.  oui, parce que c’est plus facile à enlever. plus facile pour nettoyer après.

et elle rit, rire sauvage, rire nerveux qui s’échappe, quelques secondes. juste le temps de donner l’impression que ça sonne l’éternité, avant de se changer, avant de pleurer. les jambes qui se rabattent contre le ventre, les coudes qui se posent sur les genoux et les mains qui recouvrent ce visage.

et pour la première fois, elle pleure.
pour la première fois, elle pleure devant quelqu’un.
pour la première fois, elle pleure devant hiro.



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