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 mickey + stressed out
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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:12

fujii kiba
nom, prénom : fujii qui prend la fuite, qui effraie par la suite, comme un orage. fujii qui se lit mais qui ne se dit même plus ; le murmure maudit. C'est l'héritage du traître, du lâche. Puis fujii aux deux syllabes dépoussiérées, décrassées, astiquées –-- redorées. kiba, parfois vulgairement transformé en mickey pour les oreilles qui s'écartent, qui signifie un peu plus, qui embellit beaucoup plus, crocs absents de la face et de la manière d'agir, mais pourtant bien présents, qui se cachent sous le sourire omniprésent, qui se sont jamais manifestés mais qui se pointeront bien assez tôt ; violemment, comme un ouragan. naissance, âge : apparition à la façon d'un claquement de doigts un vingt-neuf novembre dans le cœur de tokyo, alors ça fait vingt-trois ans qu'il n'a pas le choix, vingt-trois ans qu'il joue au roi. origines : sang japonais, de ses yeux affinés jusque dans ses sillons pourpres. signe : sagittaire qui ne leurre même plus le parfait inconnu ; c'est inscrit à même sa chaire, dans ses gestes affectueux, dans ses démarches souvent maladroites mais toujours adéquates, et qu'est-ce qu'on le moque souvent pour son grand cœur. statut civil : solitaire bien loin d'être affligé par quelque peine de palpitant insurmontable ; même s'il en a toujours été la cible, coup de pinceau rouge indélébile en pleine poitrine. pas de cicatrices pour autant, tout juste quelques coupures de papier froissé. orientation: il sourit à qui veut bien lui rendre ne serait-ce que le brouillon d'un ensoleillement ; alors ce sont les lionnes et leurs robes flamboyantes & ce sont les lions et leurs rugissements frissonnants. occupation : dérivation bien ambiguë ; imprévisible. alors il se retrouve implacablement prisonnier de l'apprentissage des corps humains et de leurs maux et délaisse à contre cœur la façon de les comprendre, de communiquer par tous les moyens. c'est également lui qui rayonne de fatigue en vous apportant votre cappuccino crémeux lorsque vous prenez place sur l'une des banquettes neuves du maid café ; c'est aussi sa présence passée que l'on remarque au petit matin, au wei supermarket, situé à l'angle séparant les quartiers d'ebiso et de daikanyama, lorsqu'on inspecte les rayons - remplis, ordonnés - à la recherche de boîtes de nouilles express. et occasionnellement, dans d'autres places plus éphémères. situation monétaire : catastrophique ; premier coup la reine vacille, deuxième coup et la reine s'effondre, mais ce n'est pas quelque chose que kiba souhaite partager avec qui que ce soit, de peur que la confession ne se répande à la façon d'une épidémie. car y'a-t-il vraiment un problème, lorsque l'on possède un toit qui nous protège de la pluie & des vents glacials de l'hiver, de quoi remplir plusieurs estomacs affamés, et payer des études convenables ? kiba embrasse donc la difficulté avec bravoure. un péché mignon : un film, un soir d'orage, sous un plaid doucereux ; aux petits budgets, aux petits acteurs, kiba c'est l'attraction peu assumée pour les navets. dead snow en tête de liste, suivit de près par green lantern, pas très glorieux comme tableau de chasse. pour autant il se vexe systématiquement lorsque l'on lui fait une remarque sur ses goûts cinématographiques. une peur : les endroits clos, d'abord ; puis le feu à présent, le feu qui dévore, le feu qui en veut encore, le feu qui déborde. qui raye tout sur la carte, qui laisse la forêt noire charbon ; et les cœurs rouge poison. une sucrerie : le chocolat blanc, bout de bonheur couleur ivoire. une boisson : bubble tea à outrance, à en faire faire le grand huit à la glycémie. groupe: ume, aux rêves brisés qui tentent de s'accrocher & aux difficultés qui se font balayer d'un simple sourire innocent.
affectueux +jovial +un peu maladroit -patient +parfois naïf  -généreux +attentif +sincère +relativement pacifiste -optimiste +ouvert d'esprit +cachottier -

kiba il est A D O R A B L E, qu'elle a précisé. Parce que kiba c'est l'innocence gravée à vie sur le visage, la naïveté jusque sur les pommettes un peu potelées qu'on a envie de cueillir, le teint de porcelaine effacé par les journées passées sous le soleil. C'est la parole douce & élégante, les mots qui sont pas durs, pas lourds, qui s'encaissent facilement. C'est l'importance qu'il donne à rien, la légèreté dans le ton, la comparaison flagrante avec le gamin qui veut pas sortir du bac à sable. L'impression qu'il est moitié jeune moitié adulte, kiba.

Kiba, il est souvent A B S E N T, qu'elle a hésité. Kiba il est cachottier, toujours la tête ailleurs. Kiba il en révèle pas trop, sur son passé, sur ses idées, sur ses tracas. Y'a pas mal de pensées parasites qui se bousculent là-dedans pourtant, des trucs blancs, des trucs noirs, des trucs gris. Kiba il encaisse, beaucoup, il se prend des murs, tout le temps, envie de se comporter comme un grand sans vraiment y parvenir. Kiba, il aime pas qu'on s'inquiète pour lui, parce que c'est beaucoup de doutes qu'il préfère tenir en laisse, parce que en parler c'est l'admettre.

(qu'il a besoin d'aide.)

Kiba il est G A U C H E, qu'il a plaisanté. C'est un sacré boulet, faut l'avouer, parce que kiba c'est souvent la syllable de trop, l'impression que son corps il est pas tout-à-fait coordonné, la chute quand il loupe la marche d'escaliers, les chaussons au lycée, l'énième tasse de café renversée, le secret révélé sans faire exprès. Y'a pas de tabous, y'a pas de jaloux, tout le monde y passe, par cette maladresse agaçante, qui finit par faire tout son charme.

Kiba, il est P R É S E N T, qu'il a affirmé. Kiba toujours présent pour ses compagnons. Kiba qui manque pas à l'appel, jamais, qui sèche les larmes avec ses pouces, qui porte doucement dans ses bras, à serrer fort, si fort, à embrasser sur le front, même si t'es un garçon, pour montrer que pour lui, ça compte, tu comptes. Kiba c'est l'affection sans bornes aucune, c'est la culpabilité qui revient au galop quand il te voit pleurer, parce que si tes larmes elles tombent, c'est qu'il était pas là pour les en empêcher.

(il fait de son mieux kiba, pour te rendre heureux.)

Kiba il est S O L A I R E, qu'il a déclaré. c'est l'électron libre, la joie de vivre sur pattes, le gosse qu'on connaît pour ses yeux qui traînent partout & ses oreilles qui entendent tout, gamin qui vient et qui part comme une étoile filante. Kiba il pleure pas, jamais, kiba il rigole à s'en trouer la gorge, chante à s'en obscurcir la voix, court à s'en arracher les jambes. C'est le sourire de la passion pour les choses simples, c'est l'épanouissement pour les choses sans importance. C'est le pacifisme presque ultime, sorte de justicier qui règle les conflits sans les mains. C'est l'optimisme sans limite, il abandonne rien, kiba, ni personne.

Kiba, il vous apprend à aimer.
Kiba, il vous fait oublier de détester.


observez-le ; la tâche paraît compliquée, c'est inscrit sur son visage, sur ses traits alambiqués, sur ses lunettes rondes qu'il n'a de cesse de remonter au bout de son nez. Il s'applique. ❀ le goût, sous toutes ses formes, qui s'arme d'arômes incompris & trop facilement négligés. Vivre pour manger, à n'en pas douter. Le sucré, le salé, l'amer, tous, les aliments pimentés, les aliments qui sentent bon, les aliments qui donnent bonne impression. kiba c'est la passion pour la cuisine, pour le maniement des couteaux, pour le grésillement des oignons dans la poêle, pour ce gâteau qui cuit doucement au four. ❀ kiba, il mettait de l'argent de côté – mais ses illusions ont été brisées en même temps que l'assurance de la reine, alors les billets pour le restaurant des cieux se sont envolés pour payer les études de la plus jeune. Sacrifice qu'il ne regrette pas, mais qui le tourmente. ❀ sous le soleil étouffant des mois d'été, kiba a changé, physiquement parlant ; poids soulevés, dos courbé, manège fatigant d'un chantier immense dont il ne voyait pas le bout. Efforts qui ont payé, néanmoins, et il ne s'en plaint pas, à vrai dire. ❀ c'est au même endroit qu'il a rencontré hinata ; vite surnommé nana, pour plus de proximité. nana aux traits particuliers, nana aux yeux si peu plissés, nana aux dessins si parfaits. ❀ et hinata il ne sait rien ; de cette nuit. alors kiba il souffle. ❀ les dessins animés font encore partie de sa vie. ❀ casquette blanche au dinosaure vert nullement agressif, tellement abîmée, un peu déchirée puis recousue par des doigts de fée. C'est le cadeau de kitty, pour Noël, toujours perchée sur sa tête depuis. ❀ parce que kitty c'est l'invité qui ne l'est plus vraiment, lors des fêtes de fin d'année – membre de la famille, et pas qu'à moitié. ❀ kiba est littéralement un géant ; un bon mètre quatre vingt-dix, nature sans cœur envers ses proches qui lui permet de soulever tout le monde pour des étreintes chaleureuses. ❀ secrètement, il admire hiroshi. sorte de modèle un peu maladroit. ❀ kiba partage un logement avec deux autres étudiants, dans l'arrondissement de byunko, depuis qu'il a réalisé que le bus jusqu'à son université de médecine coûtait infiniment plus cher ; il ne voit pas souvent ses colocataires, mais s'arrange de temps en temps de manière à faire à manger pour tout le monde. ❀ aussi rentre-t-il tous les week-ends, afin de prendre des nouvelles de sa mère & de yuna. ❀ Il voue un culte particulièrement agaçant à la chanson « happy » ❀ et a toujours ses écouteurs dans l'une de ses poches de veste. ❀ étrangement, il devient encore plus maladroit quand il est au centre de l'attention. ❀ mickey, c'est le secret bien gardé concernant sa collection de thé ; si celui à la menthe reste de loin son préféré, le gosse émerveillé possède une petite boîte où il entrepose tous ses trésors. ❀ les nouilles chinoises n'ont plus aucun secret pour lui. ❀ kiba il court, beaucoup, toujours ; moins depuis quelques temps, cependant, car ce serait mentir que de dire qu'il prend autant de plaisir sans lui. ❀ depuis l'accident de sehun, kiba évite le regard de hiroshi, de se retrouver seul dans une pièce avec hiroshi, d'adresser la parole à hiroshi. Il sait que ce n'est qu'une question de temps, cependant. ❀ il dessine comme un pied. Genre, vraiment. ❀ il s'est battu une fois ; avec un mec qui collait un peu trop kitty, en boîte. ❀ il s'est fait explosé. Pas le mec, kiba. ❀ mickey possède la faculté étrange de s'endormir n'importe où, à n'importe quel moment, du moins lorsqu'il en ressent le besoin ; habitude probablement prise suite à ses travaux nocturnes, où ses pauses servent davantage de micro-siestes. ❀ il est physiquement épuisé. ❀ gamin un jour, gamin toujours ; alors il porte uniquement des chaussettes à dessins étranges, et à motifs un peu douteux. ❀ kiba est sans gêne avec les gens qu'il aime ; il n'hésitera pas à se pencher sur votre épaule en quête d'attention, ni à enserrer votre taille par derrière pour se réconforter avec votre parfum, ni à vous étouffer dans ses bras sans raison particulière, juste contrôlé par une envie soudaine. ❀ il est incapable d'énoncer le moindre mot blessant, lorsque son corps est pris de frissons agaçants, alors qu'une colère noire l'habite --- passagère, pense-t-il fort, si fort. ce n'est pas le cas de la mémoire. ❀ Il se rend régulièrement à une bibliothèque, à l'intersection de la rue où se trouve sa maison, afin de dévorer quelques mangas entre les rayons. ❀ malgré l'importance de ses amis dans son cœur, kiba se sent affreusement seul, sorte de manque de soutient moral. ❀ avant de se ré-orienter en médecine, kiba a fait trois longues années d'apprentissage de l'anglais ; pour son restaurant, ç'aurait été un avantage non négligeable. De comprendre l'être humain. Il connaît également quelques mots en coréen & en français. Mais ça n'a plus d'importance, à présent. ❀ mickey ; parce que ses oreilles aux formes disgracieuses mélangées à l'imagination débordante de la sœur cadette. prénom affectueux qui s'est vite transformé en insulte dite à la volée, à son entrée au collège. C'était un complexe. Avant que kitty lui dise qu'elle aimait ses oreilles. ❀ kiba fait toujours passer le bonheur des autres avant le sien. Sorte de code de bonne conduite, il est formaté de cette manière.
SKATE VIBE / Lau(rena)
( personnage inventé ) bonjour camarade lau, 17 piges, nain de jardin, admin en carton, sialeuse, glandeuse, rageuse.
à plus dans le bus
( feat. park chanyeol )


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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:12

trapdoor
( watch as this man disappears as we know )
- t'es sûr que c'est pas la grande ourse ?
- certain.


Il se tourne sur le côté, épuisé mais incapable de prendre le chemin pour rejoindre ses draps.

Il l'observe, bras sous la tête à la chevelure d'ébène, allongée sur le toit quasi plat de la maison fujii. Kitty, ça a commencé tôt. Kitty, c'est son tout, sa meilleure amie, sans doute, sa moitié, probablement. Kitty, c'est son étoile du nord. celle qui brille le plus pour lui. Il veille à ce qu'elle ne s'éteigne jamais ; qu'elle devienne pas filante. Kitty c'est beaucoup et peu de mots à la fois. Beaucoup de pensées, aussi, beaucoup de non-dits.

Mais c'est pas vraiment nécessaire de parler à haute voix quand les yeux s'en chargent déjà.

- moi je suis persuadée que c'est la grande ourse.
Elle affirme, elle réfute, elle veut toujours avoir raison kitty.
Et il sourit.

- alors c'est la grande ourse.

- je ne suis pas convaincu.
- mais si ; écoute, nous sommes des professionnels.
- et on est plus vieux que toi ; c'est une preuve d'expérience, tu peux pas dire le contraire.
- et en plus on est plus beaux que toi.
- et plus intelligents que toi.
- et moins coincés que toi.
- ouais mais – la siffler ?? vraiment ?? puis le mademoiselle c'est ridicule un peu non ??
- je t'assure. Ça marche presque à tous les coups.
- tu critiques pas tant que t'as pas essayé morveux.
- c'est malpoli.
- et – oh, mickey, la voilà, ta princesse. Fonces.
- tu te dégonfles pas hein.
- non mais les gars je-
- t'es un homme ?
- oui mais-
- on s'en fout. T'appliques ce qu'on t'a enseigné.
- simplement. Ne réfléchis pas.
- oh, non, doux jésus, surtout, tu ne réfléchis pas.
- mais-
- ne nous parle pas à nous, mais à elle.
- on t'observe.
- on te fait confiance. Ne nous déçois pas.
- je- okay, j'y vais.
- t'es un homme ?
- ouais.
- je crois pas.
- bien sûr que si.
- alors qui va pécho ?
- c'est moi qui vais pécho.
- alors tu vas pécho.
- je vais pécho.
- c'est ça. Eh, mickey, t'oublies pas la langue !


- je veux dire ; tu es seule, je suis seul, et ce n'est pas normal. Que toi tu sois seule, surtout, en fait ; j'ai l'habitude moi, enfin non, mais, tu sais c'est que tu es jolie donc-
- tu peux en venir aux faits, kiba ?

(Respire, kiba.)
- tu danses avec moi, suhim ?

Musique à fond, bal aux mille ballons, ils sont coincés dans le fond, les deux de la bande. Kiba p'tit boulet, kiba qui a pas osé, qui a pas proposé avant. Qui se mord l'intérieur de la joue, avec ses cheveux bruns plaqués en arrière, son costume loué pour pas cher, parce qu'il a refusé de porter celui du père. Mais suhim plantée sur sa chaise, suhim et son éventuelle peine, suhim si belle, suhim si surnaturelle, qu'elle mérite qu'on brave quelque timidité, rien que pour ses prunelles.
Rien que pour elle.
- avec plaisir.
Et son cœur palpite.
Et son cœur fond.

(et peut-être même qu'il entend vaguement les félicitations de sehun & hiroshi, quelque part, au fond de sa tête.)

C'est rose.

Pourquoi c'est rose ?

Rose. Rose. Rose.

Exclamation silencieuse. Y'a la bouche qui vient former un « o » net, y'a ses mains qui passent dedans, dans la chose, doucement, qui frottent même, qui caressent un peu la texture, pour voir si ça part au passage. ça fixe le reflet dans le miroir.

Il y croit pas. Ça part pas.
Ça ne part foutrement pas, putain.

- qui a touché à mes cheveux ?

- sehun hmm ?

- quoi sehun ?

- oh, vraiment kitty ?

- tais-toi.

- impossible. c'est sehun, je suis obligé de parler.

- je ne parlerai pas de ça avec toi.

- oh parce que tu en parles avec
d'autres personnes que moi ?
tu viens de me briser le cœur.
- rabat-joie.
- oh, il arrive à son casier.
il est encore plus moche que d'habitude ;
je ne pensais pas ça réalisable.
- veux-tu une photo de face ou de profil ?
- je te conseille le profil.

- va te faire foutre, mickey.

- :)

- tori – stop, ne pleure pas – je sais, je suis désolé - non – non mon téléphone était loin - non toi, écoute – tu restes forte, okay ? - tu restes avec maman, ne panique pas, ça sert à rien. - je sais – on va trouver un moyen – si, sois pas pessimiste - parce que y'a toujours un moyen. - stop.
(trop d'informations. trop. trop.)
(cauchemar.)
écoute-moi s'il te plaît, tu gardes un œil sur elle, je vais chercher yuna et on te rejoint. - ma soirée ? - je m'en tape de ma soirée – bien sûr que oui vous êtes plus importantes. - oui. - oui, je te le promets. - je t'aime aussi, tori. - à tout de suite.

Il raccroche. Passe sa main dans ses cheveux bonbons.
La gorge qui se tord.
Ça va pas fort.
Jour des torts.

Kiba il a fait l'injoignable toute la nuit, il s'est coupé du monde, juste quelques heures, pour profiter, pour s'amuser, pour s'oublier. Pour se noyer.
- mickey ça va ?
Il fond dans son regard. Elle lit dans le sien comme dans un livre ouvert. Il sait qu'elle sait. Il sait qu'elle voit son air dépité, ses lèvres torturées. Que y'a quelque chose qui cloche. Qu'il est pas sorti dans la rue pour prendre l'air. Parler. Ne pas parler. Ils se parlent plus. Plus beaucoup. Déjà. Une fois de plus, une fois de moins. Ça changera rien ?

(mais au final, il lui ment quand même mickey.)

- ouais ouais, tout va bien, c'est juste que wei a besoin d'aide à son magasin donc.. - je dois y aller. Tu préviens les autres pour moi, hmm ?

chacun ses secrets, hein kitty.

C'est rouge. Rouge agressif. Rouge ça pète. C'est orange aussi.

Suhim.
Hiroshi.

Sortis. Sains. Saufs.

mais surtout rouge. Rouge tempête. Rouge alerte. Rouge sang.
- sehun !

Il crit de toutes ses forces pour se faire entendre, Il hurle à s'en défoncer les cordes vocales, et ça fait tourner un peu plus sa tête.
(ce soir-là, t'aurais pas dû boire kiba.)
- elle est où sakura ?
Elle est pas passée. Elle est pas sortie. Elle a pas courru. Elle a pas paniqué.
(kiba il panique.)
(panique pas.)

C'est sakura qu'il a oubliée, c'est sakura qu'il a zappée, à la façon d'une bête sans défense, sans intérêt, inutile. Alors c'est sakura qui surgit d'entre ses lèvres, pas kitty, dans les moments d'urgences, moments intenses. C'est sakura quand la discussion se fait sérieuse, quand il veut l'embêter, quand il s'énerve, quand ils s'engueulent, quand ils pleurent.
quand il a peur.

- je vais la chercher.
Il s'arrête de courir.
ça brille
trop
trop
quoi ?
- hein ? Non ! Attends, sehun, putain !

C'est trop tard, Sehun il part, sehun il en fait qu'à sa tête, tellement qu'à sa tête, il retourne sur ses pas, en sens inverse, et mickey, il hésite trente secondes avant de le suivre. mickey, il cuit mickey, il s'affole, il respire pas bien, il suffoque à cause de la fumée noire, fumée de cendres, fumée opaque qui s'implantent à même ses poumons. Il tousse une fois. Il tousse deux fois. Il tousse trois fois.

Et c'est le trou noir.

- kiba mais qu'est-ce que t'as fait ?

---

Nerfs à vif, frissons qui remontent le long de la colonne.
Il est découvert, cuit, cuit jusqu'à l'os, grillé, il va se faire virer - il ne peut pas se faire virer, non, c'est impensable, ce job, c'est vital, ça fera les réserves jusqu'au mois des neiges, jusqu'à Noël, de quoi acheter des beaux cadeaux, oui, plein de cadeaux, des fleurs pour maman, des bouquins pour Tori, des bijoux pour Yuna.

(ne panique pas, kiba.)

- je – je sais pas ? oh mon dieu, j'ai pas fait exprès je te jure, j'ai paniqué, mauvaise manœuvre et --- bon sang, ne dis rien au chef, je vais réparer, okay ? Juste, donne-moi un peu de temps.
- attends, laisse-moi t'aider.

Main tendue & main acceptée. Sourires maladroits mais sourires vrais. Souvenirs partagés & souvenirs ancrés.

Et hinata, hinata, il ressemblait à un ange.

(– ne lui dis rien.
– je ne comptais pas le faire.)


- ce n'est pas grand chose.
- tu sais très bien que c'est faux.


Il sait.
Il espérait que ça lui plaise.
C'est beaucoup. C'est ce dont il a besoin, ce qui rugit au fond, sûrement. Kiba, y'a le salaire d'une semaine qui est passé dans cette réservation. Ça pique. Ça fait mal. Mais il y pensera plus tard.
(ou il y pensera pas, juste, il encaissera.)
Parce que là, là y'a le morceau de terre rouge, désert & paradis, rien qu'à eux, rien que pour eux, qui les attend. Comme au bon vieux temps, et qu'est-ce que ça sert le cœur de penser ça. Il s'en fiche. Ça en vaut la peine. Sehun en vaut largement la peine.

(– dis leur, sehun.
– je…
– pour elle. tu sais très bien qu’elle va pas s’en sortir si elle l’apprend.
– ouais, je sais.
– dis leur.
– je le ferai.)


Liés par bien plus que de l'hostilité, pas vrai ?
Sorte d'amitié colorée.

- par contre nous avons très exactement quarante-trois minutes. Donc tu bouges tes fesses princesse. Essaie de pas être trop à la ramasse, même si je sais que t'es un peu rouillé. Mais bon, avec ou sans ça, nous savons tous les deux que je suis meilleur que toi.
sehun, il carbure à la provocation.
- cours, mickey. Cours.

(– merci.
– de rien abruti.)


Il tombe à vélo.
Il tombe à- il tombe.

Et il s'effondre. Il chute. Il s'échoue, s'écroule, s'abîme. Ça coule tout seul. Tellement. Tellement. Tellement qu'il est incapable de les arrêter. Il cherche pas à les arrêter. Il voit mal. Flou. Brumeux. Brouillé. Il relâche tout. Il entend plus rien. Personne l'entend. Bulle de verre étouffante. qui demande qu'à éclater.
Qu'à se fissurer.

(tout déballer, c'est facile, vas-y kiba, juste la vérité, rien que la vérité.)

Son visage s'est affaissé sur lui-même, à la façon d'un édifice aux fondations ébranlées par des explosions. Sa mâchoire s'est serrée comme un boulon, impossible à retirer d'un coup, faut le faire progressivement, avec patience. Ses mains ont balancé le cadavre de roues quelque part, plus loin, loin. Son dos frappe impulsivement contre le mur de la ruelle puis il glisse, suivi du squelette qui s'est replié, genoux serrés, jambes contractées, bras qui cherchent du réconfort mais qui trouvent pas.
Inexorablement.
(t'es seul, kiba.)
- je vais bien. C'est faux. - je, vais, bien. Les âmes qui vont bien ne parlent pas toutes seules. - allez kiba, debout. Il récupère son vélo. Il se force à mettre le pied sur la pédale. Il se force à ravaler un énième sanglot. Il se force à passez la manche sous ses yeux. Il se force à sortir un sourire. Il se force à.
Tout va bien.
Tout va bien.
Tout va bien kiba.


(mais la vérité, il se la doit à lui-même d'abord.)


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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:13

JTM


MINE


JE T'AIME


FIRST DANS MON CŒUR


LOVE LOVE SUR TOI


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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:15

bite

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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:16

my name's blurryface and i
care what u think


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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:17

bien plus sex qu'hiro ça c'est sur

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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 19:18

Ji Suhim a écrit:
bien plus sex qu'hiro ça c'est sur



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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 23:34

je te bz avec chanyeol


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 mickey + stressed out | Jeu 31 Aoû - 23:48

ouloulou elle est du staff elle a pas fini sa fiche oulouloulou

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